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Fédération du Var
Avec Nicolas Dupont-Aignan
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La crise submerge notre quotidien. Elle inquiète légitimement. Elle pèse. De ce seul fait, on devrait tout savoir sur elle, elle devrait être l’occasion d’un regain de débat, d’un véritable sursaut moral et intellectuel. Mais non, rien, ou si peu ! Le PS reste confit dans ses querelles internes, la majorité entonne les ritournelles changeantes de l’Elysée, le président de la République dit tout et fait le contraire de tout, dans l’indifférence et l’obséquiosité générales. La faillite d’un certain capitalisme - sauvage, irresponsable, cynique et inefficace - saute aux yeux de tous, mais nos dirigeants peuvent à leur guise pratiquer le grand écart entre les discours (la critique sévère du « système ») et les actes (qui tendent de plus en plus clairement à faire payer les pots cassés aux contribuables pour permettre au dit « système » de recommencer). Pourtant, il faudra bien poser la question d’un nouveau keynésianisme européen, seul capable de permettre l’indispensable relance de l’emploi et du pouvoir d’achat. L’échec d’une certaine construction européenne, taillée sur mesures - quoi qu’en en dise - pour une certaine mondialisation, devrait ouvrir toutes grandes les fenêtres et les portes du débat européen. Quid du protectionnisme européen, de la lutte contre le secret bancaire ? Mais non, on met juste au congélateur les « dogmes » bruxellois vilipendés à juste titre par Nicolas Sarkozy à Toulon, et on ne s’inquiète pas plus que cela du blocage de l’Europe par le Luxembourg sur la question des paradis bancaires et fiscaux. Enfin, les mesures prises en France sont reçues comme argent comptant par certains médias : pourtant, au mépris de ses engagements de la semaine précédente, le gouvernement a affecté 10 des 40 milliards destinés aux banques à un prêt abracadabrantesque qui empêche l’Etat d’entrer au capital des banques afin d’y exercer un vrai droit de regard sur leur gestion et leur stratégie. Pire, le président a annoncé la suppression de la taxe professionnelle pour les investissements des PME, laissant le soin aux collectivités locales d’augmenter les impôts locaux pour combler ce manque à gagner. Pourtant, c’est bien par la relance que l’on amortira la récession et qu’on fera repartir la croissance, pas par la hausse des prélèvements obligatoires ! Tout est à l’avenant… Comment, dans ces conditions, s’étonner de ce sondage du 20 octobre, indiquant que 56% des Français ne croient pas en l’efficacité du plan de soutien aux banques et que 2/3 d’entre eux souhaitent un changement radical du système économique ? C’est pour proposer en France et en Europe ce nouveau modèle économique et social, fondé sur une économie de marché équilibrée par une plus grande justice sociale et tempérée par l’Etat, que DLR s’affirme dans la vie politique nationale. Nous tenons notre Congrès le 23 novembre à Paris. Venez nombreux ! Nicolas Dupont-Aignan |
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La facture écologique du président Sarkozy dépasse les 7.000 tonnes de CO2 sur les 11 derniers mois. Ce qui est "l’équivalent des émissions totales annuelles – transport, logement, nourriture – d’un millier de citoyens ordinaires", estime le magazine. Ou d’"un troupeau de 823 vaches laitières". En moins d’un an, le locataire de l’Elysée a en effet parcouru par moins de 301.236 km en avion, soit une moyenne de plus de 900 km par jour, ou encore 80% de la distance de la Terre à la Lune.
Et encore, ce bilan serait nettement sous-évalué, puisqu’il ne tient pas compte des voyages privés du chef de l’Etat, ni de la pollution liée à sa vie courante (nourriture, logement).
De plus, le bilan carbone du président devrait encore exploser l’an prochain, avec l’arrivée d’un Airbus A330-300 dans la flotte gouvernementale. Comme l’Airbus est beaucoup plus polluant que les Falcon actuels, l’utilisation de ce long-courrier pour tous les déplacements présidentiels va encore doubler les émissions de CO2 du chef de l’Etat, selon Terra Economica.
Parallèlement, à travers l’adoption par les députés des mesures du Grenelle de l’environnement, la France s’est engagée à diviser par quatre d’ici 2050 ses émissions de gaz à effet de serre. Une "révolution verte", selon Nicolas Sarkozy, à laquelle les déplacements présidentiels n’apporteront pas leur contribution.
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